FUSION /ABSORPTION dans la GBU AVS

De 1988 à 1995, Thomson-CSF, (rebaptisée Thales en 2000), lançait un vaste programme de simplification juridique (déjà à l’époque), de restructuration et de suppression d’effectifs. Les Divisions devenaient des sociétés juridiques. On parlait alors de « filialisation ». Les arguments principaux de la Direction étaient d’être plus réactif pour la fabrication de nos produits, d’être plus visible vis-à-vis des clients et que cela allait créer un dynamisme économique.

Aujourd’hui, la simplification juridique se traduit par un mouvement inverse. Comme on dit dans l’armée : « à faire et à défaire, on ne reste pas à rien faire ». C’est rare au niveau des grosses entreprises, mais c’est possible. Une société absorbe d’autres sociétés. Il y a transfert des contrats de travail.

Lors des réunion de Comité Central d’Entreprise de TAV, TED, de TLCD et de TTS des 11 et 12 avril 2017, la Direction a présenté sa « simplification juridique » en expliquant que :

  • THALES AVIONICS SAS (TAV) - 4 493 salarié.es, 6 sites (Mérignac, Vendôme, Valence, Châtellerault (2), Toulouse) allait absorber :

- THALES TRAINING & SIMULATION (TTS) – 426 salarié.es, 1 site à Osny ;

- THALES AVIONICS LCD (TLCD) – 107 salarié(e)s, 1 site à Moirans ;

- THALES ELECTRON DEVICES SAS (TED) – 1 584 salarié.es, 3 sites (Moirans, Thonon et Vélizy).

La Direction explique que cette absorption et la création de la nouvelle société THALES AVS, avec 11 sites et dont le siège serait à Mérignac en Gironde, ne modifie en rien la structure fonctionnelle de la Global Business Unit (GBU) et des 5 Business Unit (BL) :

Flight Avionics (FLX) principalement sur les 6 sites d’ex TAV, mais aussi au Royaume-Uni, aux USA, au Canada et à Singapour ;

Microwave Imaging & Subsystems (MIS) sur les 3 sites d’ex TED, mais aussi à Ulm en Allemagne, en Chine, aux USA et en Israël ;

Electrical System (ELS) sur les 3 sites (Chatou, Méru et Conflans) de TAEM et TAES qui ne sont pas absorbés dans Thales AVS ;

Training & Simulation (TTS) principalement sur le site d’Osny et au Royaume Uni, mais aussi en Allemagne et en Australie ;

In-Flyt Experience (IFE), sites principalement aux Etats-Unis ;

La Direction rajoute que les sociétés en Joint-Venture (JV), comme TRIXELL, ne sont pas concernées par cette restructuration. Trixell sera rattachée à Thales AVS.

Elle explique que dans cette structure internationale, elle est obligée de tenir compte des lois et des règles de chaque pays et que pour bien suivre les implantations Thales dans chaque pays, elle rajoute un élément : Country Business Unit (CBU) qui correspond dans un pays à l’implantation de la GBU.

Ainsi, pour la France, la GBU AVS = CBU AVS France = Thales AVS France + TAES + TAEM + TRIXELL.

 

Questions CFDT :

Pourquoi TAEM et TAES ne sont-ils pas intégrés au projet ?

Réponse de la Direction : « Ayant des difficultés et un plan de redressement il ne faut dédier les ressources qu’à ce redressement, la GBU AVS continuera de les soutenir ».

Commentaire CFDT : Comment peut-on penser qu’en excluant les salariés d’un tel projet, ils ne vont pas se dire qu’on les abandonne. Cela va produire l’effet inverse : démotivation et inquiétude légitime.

 

Y aura-t-il des conséquences sur l’emploi des suppressions et/ou transferts de postes, des conséquences sur les activités de ces sociétés ? Y a-t-il des gains attendus ?

Réponse de la Direction : « Aucune conséquence, ni suppression d’emploi et /ou de poste ». « Ce n’est pas un projet fait pour ça » !

Commentaire CFDT : nous au moins, on vous l’avait bien dit… depuis 6 mois, le projet Direction s’inscrit dans Ambition 10 et il doit donner des résultats dès 2018 (EBIT>=10%). Nous estimons que dans un premier temps les fonctions transverses seront mutualisées (RH, finance, communication, juridique, qualité….) avec des conséquences sur l’emploi contrairement à l’affirmation de la Direction.

 

Elle dit que c’est une simplification juridique, elle regroupe certains sociétés (TAV, TED, TTS et TLCD) en une seule, Thales AVS, avec les mêmes arguments qu’en 1995 et laisse les sociétés TAEM et TAES, mais elle modifie aussi les structures en créant les CBU où il n’y a aucune instance du personnel.

Afin que vos intérêts soient préservés, vos élus CFDT ont voté des expertises pour déterminer l’impact social et économique du projet.

S’engager pour chacun, Agir pour Tous