INFOS RAPIDES :

NEGOCIATIONS THALES

Les NAO commencent enfin … au niveau Groupe

Dans une négociation honnête, c’est le résultat de la négociation annuelle sur la politique salariale qui conduit à déterminer le budget, pas le budget qui guide et contraint la négociation !

C’est pourquoi les organisations syndicales demandent chaque année à démarrer les Négociations Annuelles Obligatoires au plus tôt. Le 21 septembre, elles ont adressé un courrier à la Direction du groupe Thales demandant d’ouvrir, dès début octobre, les négociations sur la politique de rémunération au niveau groupe, permettant d’amorcer le processus de NAO dans les entreprises. Cette demande faisait suite aux négociations précédentes et à l’engagement de la direction :

-       d’ouvrir les discussions au niveau Central début novembre 2016 ;

-       d’ouvrir les négociations salariales dans les entreprises lors de la première quinzaine de décembre 2016, en vue de les finaliser au plus tard fin janvier 2017.

Deux réunions de définition des principes de politique salariale au niveau Groupe ont donc été planifiées les 15 et 25 novembre. Nous vous tiendrons informé.es de leur résultat et vous donnons rendez-vous pour les NAO Thales Avionics.

 

La négociation « Fourre-tout » se poursuit 

Elle fait suite à des discussions initiées en 2015,  et s’appelle officiellement « projet d’accord Evolution de la Croissance et de l’Emploi ». Nous l’appelons « Fourre-tout » car elle porte sur l’Intéressement Groupe, sur la mise en place d’un Compte Epargne Temps Groupe, et sur une évolution du temps de travail pour permettre une plus grande utilisation de l’outil industriel du Groupe – la Direction liant les 3 sujets.

Si nous trouvons des points d’intérêt dans les parties Intéressement (dont l’augmentation du plafond « Intéressement + Participation ») et Compte-Epargne Temps, nous sommes en désaccord sur la 3ème partie dont la ligne directrice est l’augmentation du temps de travail pour les salariés « volontaires » ! C’est pourquoi, lors de la réunion de négociation du 26 octobre, les 4 organisations syndicales représentatives au niveau du Groupe ont déclaré :

« Les organisations syndicales, CFDT, CFE-CGC, CGT et CFTC, ont bien compris les exigences dans lesquelles la direction entend inscrire ses choix stratégiques, qui subordonnent la croissance potentielle et avérée du Groupe à un critère premier de rentabilité, axe majeur de la communication et des promesses faites aux marchés financiers et aux actionnaires. Un résultat d’exploitation (EBIT) à deux chiffres (> à 10%), la restitution de plus de la moitié du résultat net aux actionnaires, une forte valorisation boursière (> à 70 euros par action) sont présentés comme la garantie de l’intégrité du Groupe.

La traduction pressante de ses objectifs en exigence de compétitivité, de performance accrues, fait privilégier, à la Direction, les leviers de l’intensification du travail, au travers de la promotion de nouvelles organisations du travail qualifiées d’ « atypiques » et de l’accroissement du temps de travail, par le recours à un forfait à 214 jours pour les nouvelles embauches, engageant ainsi la dévitalisation des accords 35h en vigueur dans le Groupe. »

« En conséquence, les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT et CFTC rejettent fermement toutes mesures générales systématisant l’intensification du travail ou  l’accroissement du temps de travail, qui plus est, s’il s’agit de le faire porter par les jeunes générations.

A notre sens, la négociation actuelle doit maintenant et urgemment porter sur les volumes d’emplois et les qualifications aptes à assurer l’activité en carnet et l’avenir du Groupe, ainsi que les conditions de travail associées.

Nous exigeons la pérennisation de l’accord contrat de génération. Nous restons ouverts à la discussion sur un accord CET Groupe, un accord d’intéressement mutualisé au niveau du Groupe et aux mesures d’enrichissement de la convention sociale (dons de jours, subrogation…) »

La prochaine réunion de « négociation », que la Direction souhaite « conclusive », doit se tenir le 23 novembre prochain. Mais pour nous, « le compte n’y est pas encore ». Là également, nous reviendrons vers vous pour vous informer et échanger avec vous.

 

… et bientôt une réorganisation du Groupe ?

Justement, lors d’une de ces réunions de négociation récente, la direction a admis que le Groupe prévoyait de faire évoluer son organisation juridique en réduisant le nombre de filiales françaises, tout en conservant les GBU et BL.

Le principe général serait de ne conserver qu’une société par GBU. Les petites sociétés de ces GBU ne seraient pas concernées pour ne pas pénaliser leur activité par une grosse structure. Nous n’en savons pas plus pour le moment…

Première conséquence : tous les accords sociétés et les accords d’établissements les déclinant pourraient être à renégocier, notamment concernant le temps de travail. D’où l’intérêt de la direction pour la négociation « Fourre-tout » en cours... On peut également s’attendre à un impact sur l’emploi.

Nous allons interroger nos Directions lors des prochaines réunions de Comités d’Entreprise pour obtenir plus d’informations !

 

Vous l’avez compris, il s’agit de sujets importants pour l’avenir de Thales, de nos emplois et de nos conditions de travail. C’est pourquoi la CFDT continuera à vous tenir informé.es de l’avancement de ces projets et échangera avec vous pour porter au mieux vos attentes, défendre vos acquis et obtenir de nouveaux droits.

 

Rappel : la CFDT travaille dans un esprit constructif et réformiste. Elle n’est pas dans l’opposition systématique ni dans l’absence de critique. Elle est force de propositions pour écouter, informer et mobiliser les salarié.es afin d’aboutir à des résultats réels en leur faveur. Elle croit au dialogue social, la grève étant l’ultime recours quand le rapport de force est nécessaire.

 

Contacts :

Oanh LE (3 19 75 89) / Julien KLOTZ (06 19 15 31 09) / Sami RAHAL (3 19 66 47)